Ekrem Imamoglu a été incarcéré dimanche pour corruption. Son arrestation mercredi dernier a déclenché une vague de contestation inédite depuis plus d'une décennie.
L’arrestation du maire d’Istanbul, survenue le 19 mars 2025, a déclenché des manifestations massives à travers le pays, marquant une escalade des tensions dans tout le pays.
Ekrem İmamoğlu, membre du Parti républicain du peuple, a été arrêté à son domicile lors d'une opération matinale menée par les autorités turques. Les accusations portées contre lui incluent la corruption et des liens présumés avec des organisations terroristes.
Son arrestation est intervenue le jour même où il devait être officiellement désigné candidat du CHP pour l'élection présidentielle de 2028, ce qui a renforcé les soupçons d'une manœuvre politique visant à écarter un adversaire potentiel d'Erdoğan.
En réaction, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues d'Istanbul, d'Ankara et d'autres grandes villes pour exprimer leur soutien et dénoncer ce qu'ils perçoivent comme une atteinte à la démocratie.
Les forces de l'ordre ont répondu par une répression sévère, utilisant des gaz lacrymogènes et procédant à l'arrestation de plus de 1 100 personnes, y compris des journalistes et des figures de l'opposition.
Sur le plan international, des pays ont exprimé leur préoccupation. Berlin a condamné l'incarcération d'İmamoğlu, la qualifiant d'”absolument inacceptable" et appelant à une enquête transparente.
La Commission européenne a exhorté la Turquie à “respecter les valeurs démocratiques” afin que le pays reste ancré en Europe d’après un porte-parole de la Commission, Guillaume Mercier.
L'instabilité politique résultant de cette crise a eu des répercussions économiques notables. La livre turque a subi une dépréciation notable, et les marchés financiers ont été ébranlés, reflétant les inquiétudes des investisseurs face à l'incertitude politique croissante.
Malgré son incarcération, le CHP a officiellement désigné İmamoğlu comme son candidat à l'élection présidentielle de 2028, lors d'une primaire qui a mobilisé une participation massive.
Depuis sa cellule, İmamoğlu a diffusé un message appelant au calme et à la poursuite de la lutte démocratique, qualifiant les manifestations de "révolution démocratique".
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